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Pau — Les règles du jeu

Samuel Marielle (+ Léa)

La bouteille ouverte

L’Airbnb était petit, cosy comme promis sur l’annonce — un canapé beige, un fauteuil en velours bordeaux, une table basse en bois clair avec les restes du plateau fromages-charcuterie qu’ils avaient ramené du salon. La bouteille était ouverte depuis une heure. Dehors, Pau était calme.

Samuel était dans le fauteuil, les jambes étendues. Il regardait Marielle sur le canapé — repliée sur elle-même, un verre à la main, les cheveux bouclés encore légèrement humides de la douche. Elle portait un pantalon de pyjama en coton gris clair et un haut fin sans bretelles. Pas de soutien-gorge. Ça se voyait à chaque mouvement, ses seins lourds bougeant librement sous le tissu.

Il pensait : depuis combien de temps on ne s’est pas retrouvés comme ça, juste tous les deux.

La journée avait été longue — une centaine de personnes, des stands, des conversations qui se répètent, cette fatigue particulière des salons pro où l’on sourit pendant huit heures. Là, la soirée était douce. Ils riaient encore d’une anecdote de l’après-midi quand Marielle posa son verre sur la table basse et le regarda avec quelque chose de différent dans l’œil.

— Franchement, Samuel… combien de fois tu t’es fait draguer aujourd’hui ? J’en ai compté au moins trois. La jeune commerciale au stand d’à côté qui te collait ses brochures sous le nez. La quinquagénaire élégante qui riait à toutes tes blagues. Et même la dame plus âgée qui te demandait des conseils comme si t’étais le seul expert en communication du pays.

Il haussa les épaules, rit.

— Tu les comptes, toi.

— Je suis observatrice. — Elle siropta une gorgée, les yeux pétillants. — Et je les comprends. T’as toujours eu ce truc. Ce calme assuré qui attire. Moi-même, en te voyant discuter avec elles, je me disais…

Elle laissa la phrase en suspens. Un sourire en coin. Samuel ne répondit pas tout de suite.

Il pensait : elle est en train de faire quelque chose.

Il n’aurait pas su dire quoi exactement. L’air était encore léger. Mais quelque chose venait de changer dans l’atmosphère de la pièce — un degré de plus dans la chaleur, imperceptible, comme la différence entre l’eau tiède et l’eau chaude.


Action ou vérité

Ce fut Marielle qui proposa le jeu.

Elle s’était redressée sur le canapé, les jambes repliées sous elle, et elle le regardait avec cette expression qu’il avait appris à reconnaître en quelques heures — une légèreté de façade, quelque chose de plus précis en dessous.

— On est là, tous les deux. Une bonne bouteille, pas de programme demain matin. Et si on jouait à action ou vérité ? Ça fait des années que j’en ai pas fait.

Samuel posa son verre.

Il pensait : elle sait exactement ce qu’elle fait.

Il n’avait aucune raison de refuser. Il n’en avait pas envie non plus.

— D’accord. Tu commences ou je commence ?

— Je commence, dit-elle. Action ou vérité ?

— Vérité.

Elle pencha la tête sur le côté, ses boucles châtain tombant sur une épaule.

— Quel parfum te rend complètement faible ?

Il réfléchit une demi-seconde — pas pour trouver la réponse, mais pour décider jusqu’où aller.

— Le parfum d’une femme qui a chaud. La peau au creux du cou, le tissu encore tiède après une journée. Ce mélange-là.

Elle hocha lentement la tête. Quelque chose dans son regard s’était modifié.

— Mon tour, dit-il. Action ou vérité ?

— Vérité.

— Quel souvenir de préliminaires tu gardes le plus précisément ?

Un silence. Elle fit tourner son verre entre ses doigts.

— Dans une chambre d’hôtel. Un homme qui a pris son temps. Des dizaines de minutes sans jamais toucher ma culotte — juste l’intérieur des cuisses, de plus en plus haut, encore et encore. Et quand il a finalement posé un doigt sur le tissu, j’étais tellement trempée que j’ai joui rien qu’à ce contact.

Elle le regardait droit dans les yeux en disant ça.

Il pensait : sous ce pantalon gris, à cet instant, il y a une culotte en coton. Et sous la culotte, une chatte déjà chaude.

Le jeu continua. Les tours se succédaient, la ligne se déplaçait doucement. Marielle lui demanda une action — murmurer à son oreille quelque chose qui lui faisait frissonner quand une femme le lui disait. Il se leva, traversa les deux mètres qui les séparaient, s’accroupit à côté du canapé. Sa main se posa sur le dossier, pas sur elle — à quelques centimètres de son épaule. Il s’approcha de son oreille et murmura, voix très basse :

— J’ai tellement envie de sentir ta langue partout sur moi.

Il sentit, plutôt qu’il ne la vit, l’onde qui la traversa. Il se redressa. Elle avait les tétons visibles sous le tissu maintenant — deux petites pointes dures contre le coton fin.

Quand il retourna dans le fauteuil, il vit la tache sombre sur l’entrejambe du pantalon gris clair. Petite encore, mais là.

Il pensait : voilà. C’est commencé.

Son propre sang avait commencé à descendre. Il ajusta sa position dans le fauteuil.

Les tours s’enchaînaient. Il lui demanda de passer la main dans ses cheveux en le regardant dans les yeux, lentement, comme si c’était lui qui le faisait. Elle obéit sans hésiter — les doigts disparaissant dans les boucles châtain, descendant jusqu’à la nuque, la main reposant sur l’épaule nue. Ses seins se soulevèrent à chaque inspiration. Il ne détourna pas les yeux.

Puis ce fut son tour.

— Action.

— Enlève ton haut. Lentement.

Un battement d’un demi-seconde où une décision se prend. Pas de résistance. Elle glissa ses mains sous l’ourlet, fit monter le tissu. Il frotta contre ses tétons. Elle le laissa tomber sur le dossier du canapé.

Ses seins étaient lourds, les aréoles larges et rosées, les tétons dressés. Elle était torse nu et elle ne chercha pas à se couvrir. Elle l’attendait, les mains posées sur ses genoux.

Il se leva. Vint s’asseoir à côté d’elle sur le canapé, les cuisses qui se touchaient presque.

L’odeur de sa peau propre et chaude lui parvint immédiatement — le savon de la douche et en dessous quelque chose d’autre, plus animal, plus doux.

Il pensa : elle mouille depuis un moment.

Le jeu continua encore. La question sur les goûts et les odeurs. Une réponse directe de Marielle, le regard planté dans le sien. Il lui demanda d’écarter les cuisses et de rester ainsi jusqu’à son prochain tour. La tache humide sur le pantalon s’était élargie, bien visible. L’odeur de sa mouille commençait à flotter dans l’air chaud de la pièce.

Puis il posa sa main sur sa nuque. La fit glisser dans ses boucles — action qu’elle lui avait demandée, prétexte pour rester une seconde de trop, son visage à quelques centimètres du sien. Elle ferma les yeux. Un son bref et rauque lui échappa. Il retira sa main.

La tension était devenue presque insoutenable quand elle dit :

— Action.

— Ouvre ton jean. Baisse la braguette. Et laisse-moi voir.

Il s’exécuta. Le boxer était tendu à bloc, le gland gonflé visible sous le tissu noir, une auréole sombre de pré-cum au bout.

Il la regarda la regarder.

— Mon tour, dit-il. Action.

— Je prends action.

— Enlève ton pantalon.

Elle se souleva légèrement sur les coussins, passa les pouces sous l’élastique du coton gris. Le tissu se décolla de l’entrejambe avec un bruit mouillé, bref. Elle le posa à côté d’elle.

Sa culotte en coton blanc était trempée — presque opaque au centre, devenue translucide là où le tissu collait à ses lèvres gonflées. Au fond, une trace blanchâtre et épaisse s’étalait en large tache, et un filet avait coulé jusqu’au creux entre ses fesses.

L’odeur emplit la pièce. Chaude. Animale.

Il pensait : je vais la goûter ce soir.

Le tour suivant : il lui demanda de passer l’index et le majeur sur sa fente à travers la culotte, une fois, de bas en haut. Elle le fit. Quand elle tendit ses doigts vers lui — luisants, filants, un filet blanchâtre qui s’étira entre ses doigts —, il se pencha. Elle retira sa main une demi-seconde avant que ses lèvres ne les atteignent.

Un silence.

Elle sourit, les joues légèrement rosies.

— Enlève ta culotte. Et tends-la-moi.

Elle se souleva. Passa les pouces sous l’élastique. La culotte glissa le long de ses hanches, se décolla des lèvres avec un bruit mouillé, emportant un long filet de cyprine. Elle la tint une seconde — le fond lourd, maculé, l’odeur forte — puis la lui tendit.

Il la prit. La porta immédiatement à son visage. Inspira profondément, les yeux fermés.

C’était exactement ça.


Marielle était nue. Cuisses écartées sur le canapé. Sa chatte poilue était ouverte, les lèvres gonflées et luisantes, le clito dressé entre elles. La mouille coulait lentement de son entrée et gouttait sur le tissu du canapé.

Samuel s’agenouilla entre ses jambes. Il posa les mains à plat sur ses cuisses, tout contre les lèvres sans les toucher, et avança la bouche — juste les lèvres contre les siennes, sans la langue, sans bouger. La chaleur contre sa bouche. La pression douce de ses grandes lèvres gonflées contre les siennes. Il aspira légèrement, et la cyprine épaisse vint à lui, salée et musquée.

Quand il se redressa, un filet les reliait encore une seconde.

Il lécha lentement ses lèvres.

— Le goût que je préfère.


Le Palais Beaumont

Le lendemain soir, le Palais Beaumont était illuminé pour la soirée de clôture. Lustres de cristal, musique feutrée, une centaine de personnes en tenues sombres et élégantes.

Marielle portait une robe noire longue jusqu’aux chevilles, fendue haut sur la cuisse gauche. Pas de soutien-gorge — ses seins bougeaient librement sous le tissu soyeux à chaque pas. En dessous, une petite culotte en dentelle noire, qu’elle lui avait montrée dans l’ascenseur avant de descendre, robe soulevée une seconde, sourire tranquille, puis robe rabaissée comme si de rien n’était.

Ils étaient dans un cercle de six personnes, conversation sur un appel d’offres récent. Anodine. Professionnelle. Samuel tenait son verre et regardait la salle, hochait la tête aux moments appropriés.

Il pensait : elle ne porte rien d’autre que cette dentelle et cette robe.

La main de Marielle effleura l’arrière de sa cuisse — une fraction de seconde, sous l’ourlet de sa veste, les ongles à peine. Il continua à parler sans interruption. Le muscle de sa cuisse se contracta malgré lui.

Plus tard, au buffet, elle se plaça juste devant lui dans la file et recula d’un demi-pas, comme pour laisser passer quelqu’un. Son cul généreux vint se presser contre son bassin. Il sentit la chaleur à travers leurs vêtements, puis la pression plus ferme de ce qu’elle cherchait, et elle trouva. Il bandait déjà.

Elle resta une seconde. Juste assez pour que ce soit clair.

Puis elle se retourna, lui tendit une assiette avec un sourire parfaitement professionnel, et murmura assez bas pour lui seul :

— Tu tiens le coup ?

— Tu joues un jeu dangereux, Marielle.

Elle ne répondit pas. Continua à se servir.

Lors du toast collectif, sous la table haute, sa main glissa sur sa cuisse et effleura la bosse dans son pantalon — une pression légère, une fraction de seconde, les ongles qui serrèrent à peine. Il but une gorgée de champagne.

Il pensait : cette nuit, elle sera à genoux ou à quatre pattes. Elle ne sait pas encore lequel.


L’invitation

Ils récupéraient leurs vestes au vestiaire quand le téléphone de Marielle vibra. Elle lut, et un sourire lent s’étira sur ses lèvres. Elle lui tendit l’écran.

Un ami palois. Une soirée privée, ce soir, à cinq minutes. Ambiance très ouverte, safe, respect absolu, mais très chaude. Couples et solos bienvenus.

Samuel rendit le téléphone.

— Tu veux y aller ? dit-il.

— Je veux y aller avec toi.

Un silence.

— Oui. Allons-y.

Ils sortirent du Palais Beaumont. L’air était frais sur le trottoir désert. Le taxi attendait. Samuel retint Marielle par le bras juste avant qu’elle n’ouvre la portière.

Il glissa la main dans la poche intérieure de sa veste. Sortit l’objet. Le tint dans la paume ouverte vers elle.

Un plug anal en acier inoxydable — pas très grand, le renflement central bien visible, la base ornée d’un petit cristal noir.

Marielle le regarda. Leva les yeux vers lui. Son visage n’avait pas changé, mais quelque chose s’était modifié dans sa respiration.

— Je veux que tu le mettes maintenant. Ici.

Il pensait : elle n’a jamais fait ça. C’est pour ça que je le fais maintenant, pas dans la maison.

La rue était presque déserte. Le chauffeur de taxi était dos tourné, occupé sur son téléphone.

Marielle prit le plug dans sa main. Le porta à sa bouche, l’humecta lentement. Puis elle releva l’arrière de sa robe longue, passa une main dans son dos, et fit disparaître la culotte en dentelle noire dans son sac avant de localiser l’angle précis. Samuel ne la quittait pas des yeux.

Il l’entendit retenir son souffle quand la pointe trouva sa place, puis un son bref, étouffé dans sa gorge — pas de douleur, autre chose —, quand le renflement le plus large passa.

La robe retomba. Elle ajouta la culotte dans son sac.

Il ouvrit la portière du taxi. Elle s’assit précautionneusement, et il entendit le petit souffle rauque qu’elle ne put retenir tout à fait.

Dans le taxi, à chaque virage, à chaque bosse du pavé palois, il regardait son visage — les paupières qui se fermaient une fraction de seconde, la légère tension de la mâchoire, les mains posées à plat sur les cuisses et qui serraient parfois sans raison apparente.

Il pensait : elle découvre ce que ça fait.


Léa

La maison était bourgeoise, lumières tamisées derrière les volets mi-fermés. Laurent les accueillit avec un sourire tranquille et les fit entrer sans commentaire.

À l’intérieur, une trentaine de personnes. Musique basse et lente. Lumières dorées et rouges. Des couples, des femmes seules, des hommes seuls qui circulaient avec cette aisance particulière qu’on a quand les règles du lieu sont claires et comprises par tous. Dans un canapé, un couple s’embrassait à pleine bouche, la jupe de la femme relevée jusqu’aux hanches, la main de l’homme enfoncée entre ses cuisses. Une autre femme passait en lingerie fine sans y prêter la moindre attention.

Samuel posa la main au creux des reins de Marielle. Appuya légèrement vers le bas.

Il la sentit changer de respiration.

Il pensait : le plug. Elle sent le plug à chaque pression.

Ils prirent un verre. Circulèrent. Marielle était moins assurée qu’à l’habitude — pas gênée, mais concentrée, comme si une partie de son attention était détournée en permanence vers l’intérieur. À chaque fois que Samuel posait sa main sur elle et exerçait une légère pression vers le bas, quelque chose traversait son visage, bref, qu’elle maîtrisait aussitôt.

Ils finirent sur la petite piste de danse improvisée au fond de la grande salle. La musique ralentit. Il la tira contre lui, ses mains sur ses hanches, et elle se colla sans résistance — ses seins lourds contre son torse, la chaleur de sa peau à travers la robe soyeuse. La bosse dans son pantalon était impossible à ignorer. Elle ne chercha pas à s’écarter.

Léa arriva entre eux.

Une femme d’une trentaine d’années, brune aux cheveux courts, silhouette fine et athlétique, une robe moulante rouge très courte. Elle s’était glissée dans leur espace avec une aisance naturelle — une main légère sur le bras de Marielle, l’autre sur l’épaule de Samuel.

— Vous dansez trop bien tous les deux. Je peux me joindre à vous ?

Ils échangèrent un regard d’un quart de seconde.

— Bien sûr, dit Samuel.

Léa se plaça dos à Marielle, ses fesses fermes venant se nicher contre le bassin de la grande femme brune. Elle ondulait lentement, ses hanches qui cherchaient le rythme et le trouvaient. Marielle posa les mains sur les hanches de Léa — hésitantes d’abord, puis plus assurées. Léa se retourna vers Samuel, ses petits seins contre sa chemise, et continua à danser, les yeux mi-clos.

Elle se pencha vers lui, assez près pour que Marielle entende aussi :

— Vous sentez le désir à des kilomètres.

Sa main descendit le long du ventre de Samuel, trouva sa braguette. Une pression brève, les doigts qui évaluent la forme à travers le tissu. Elle leva les yeux vers Marielle.

Marielle prit la main de Léa sur son jean. La guida. La laissa serrer légèrement.

Il pensait : voilà comment ça commence.

Léa se pencha vers Marielle, et leurs bouches se touchèrent — un baiser léger, presque innocent, la langue de Léa qui effleura celle de Marielle une seconde avant de reculer. Samuel regardait ça depuis dix centimètres.

Il murmura contre l’oreille de Marielle :

— On a besoin d’un endroit plus intime.


Le salon du fond était plus sombre, plus lourd. De larges canapés, des coussins au sol, une lumière rouge qui ne cachait rien mais adoucissait les contours. À quelques mètres, un couple était en plein travail sur un pouf — la femme à cheval, les hanches qui montaient et descendaient régulièrement, le bruit mouillé de leurs sexes par-dessus la musique.

Ils s’installèrent sur le grand canapé d’angle. Léa au milieu.

Samuel se pencha vers elle.

— J’aimerais te goûter.

Elle sourit. Releva sa robe sans un mot. Elle ne portait rien dessous. Sa chatte rasée luisait, les lèvres roses et entrouvertes, un filet clair qui coulait déjà. Elle glissa deux doigts entre ses lèvres, les enfonça lentement jusqu’à la troisième phalange, les ressortit couverts d’un enduit épais et blanchâtre. Elle les tendit à Samuel.

Il les aspira. Ferma les yeux une seconde.

Léa se tourna vers lui, déboutonna sa braguette avec des gestes précis, fit descendre le jean et le boxer d’un seul mouvement. Sa queue jaillit — dure, veinée, le gland violacé luisant de pré-cum. Léa la saisit à pleine main et la prit dans sa bouche. Elle descendit jusqu’à la gorge, le menton contre ses couilles, remonta lentement, laissant des filets de salive qui brillaient dans la lumière rouge.

À côté, Marielle regardait.

Samuel prit sa main et la guida entre ses propres cuisses — la robe relevée jusqu’à la taille, la chatte poilue ouverte et accessible. Ses doigts entrèrent sans résistance dans la chaleur gluante. Les contractions autour de ses doigts commencèrent immédiatement, régulières.

Il pensait : elle a mouillé depuis des heures.

Léa releva la tête. La bouche luisante de bave et de pré-cum. Elle regarda Marielle.

— Viens goûter avec moi.

Elles se partagèrent sa queue — Léa sur le gland, Marielle sur les couilles, les aspira l’une après l’autre, puis leurs bouches se retrouvèrent ensemble sur le gland, les langues qui se mêlaient, la bave et le pré-cum en filets visqueux entre elles et sur leur menton.

Samuel avait une main dans les cheveux courts de Léa et regardait le visage de Marielle — les yeux mi-clos, le menton luisant, tout à ce qu’elle faisait.

Marielle se redressa. Sa voix était rauque, directe.

— Je veux que tu me prennes le cul. Maintenant.

Il la regarda une seconde.

Il pensait : elle sait exactement ce qu’elle demande.

Léa trouva sur la table basse un petit flacon de lubrifiant — ici, tout était prévu. Elle se plaça derrière Marielle pendant que celle-ci se mettait à quatre pattes, robe remontée sur les reins, fesses offertes. Léa retira le plug lentement — un son mouillé, un petit cri de Marielle —, l’anus légèrement béant et rose. Elle versa le lubrifiant frais directement, massa, enfonça deux doigts fins et les tourna pour ouvrir davantage, avec des gestes précis.

Marielle gémissait la tête baissée, les bras qui tremblaient.

Samuel se plaça derrière elle. Son gland contre l’anus dilaté et luisant. Il poussa — lentement, sans s’arrêter, centimètre par centimètre, jusqu’au fond. Il sentit la chaleur serrée se refermer sur lui, la résistance progressive qui cédait, et finalement ses couilles qui touchaient les lèvres trempées de Marielle.

Elle poussa un cri court, rauque.

Léa s’allongea devant elle sur le canapé, cuisses grandes écartées, chatte rasée et luisante à la hauteur du visage de Marielle. Elle attrapa ses boucles châtain et guida sa bouche vers elle.

Marielle plongea immédiatement. La langue large et avide, la mouille claire de Léa qui inondait sa bouche à chaque coup de langue. Léa gémissait, ses mains crispées dans les cheveux de Marielle, ses hanches qui poussaient contre son visage.

Samuel commença à bouger. Des coups de reins lents, profonds. À chaque poussée, il sentait à travers la paroi fine la chatte vide de Marielle se contracter en réponse. Sa mouille ruisselait le long de ses couilles. Il accéléra progressivement, les mains agrippées aux hanches de Marielle, et le son de leurs corps dans la pièce tamisée devint régulier, précis, mouillé.

Léa jouit la première. Elle se raidit, les mains enfouies dans les cheveux de Marielle, et une giclée chaude et claire jaillit dans la bouche ouverte de Marielle.

Samuel s’enfonça une dernière fois jusqu’à la garde. Sa queue gonfla encore. Il explosa — jets épais qui inondèrent les entrailles de Marielle, débordèrent autour de sa hampe, coulèrent en filets blancs le long des cuisses.

Marielle jouit sous lui. L’anus se contracta violemment autour de sa queue en spasmes puissants. Sa chatte squirta, une giclée abondante sur le canapé, sur ses propres cuisses, sur les jambes de Samuel.

Ils restèrent immobiles quelques secondes. Tremblants. Le souffle coupé.

Il sentait encore les contractions résiduelles de Marielle autour de lui, lentes, décroissantes, comme un pouls qui se calme.

Il pensait, dans le silence qui suivit : voilà.