Le compartiment
Le train Intercités quitte lentement la gare de Brive-la-Gaillarde.
Samuel remonte le couloir, petite valise cabine à la main, costume sombre bien coupé, chemise ouverte sur le col.
Au moment où il passe devant un compartiment de six places, il s’arrête net.
Assise côté fenêtre, jambes croisées, Marielle. Robe d’été fluide bleu nuit, assez courte sur ses cuisses généreuses, décolleté sage qui laisse deviner la rondeur lourde de sa poitrine libre sous le tissu léger. Ses cheveux châtains bouclés tombent en cascade sur ses épaules nues. Elle lit quelque chose sur son téléphone, un sourire en coin.
Presque deux ans qu’ils ne se sont pas croisés. Anciens collègues, regards qui duraient parfois un peu trop longtemps — jamais plus.
Il toque contre la porte vitrée entrouverte.
— Marielle ?
Elle lève les yeux, surprise, puis son visage s’illumine.
— Samuel ! Viens, je suis toute seule dans ce compartiment.
Il referme la porte coulissante derrière lui, pose sa valise dans le filet, s’assoit en face d’elle. La lumière dorée de fin d’après-midi glisse sur la robe de Marielle et fait briller ses jambes nues.
— Paris, salon pro pendant deux jours. Et toi ?
— Pareil. Une vieille amie… et j’avais besoin de m’aérer.
Elle décroise puis recroise lentement les jambes. Le tissu de la robe remonte légèrement sur ses cuisses. Samuel suit le mouvement une fraction de seconde avant de remonter vers ses yeux.
— Tu n’as pas changé, dit-elle avec un sourire dans la voix. Toujours ce regard qui détaille sans avoir l’air d’y toucher.
Le train file à travers la campagne limousine, les ombres s’allongent sur les champs. Marielle a tourné son corps vers lui, une jambe repliée sous elle sur la banquette, l’autre étendue, le pied nu qui balance doucement. La robe fluide remonte encore sur sa cuisse, au-dessus du genou. Elle sent le parfum chaud, légèrement musqué, qui monte de sa peau chauffée par le soleil.
Il pensa : sous ce tissu, ce soir, rien. La poitrine libre, les seins qui bougent à chaque respiration. Cette façon qu’elle a de ne pas sembler y penser.
— Alors raconte. Toujours marié, toujours fidèle ?
Samuel rit doucement.
— Marié, oui. Fidèle… disons que je suis humain. Et toi ? Laurent ?
Elle hausse les épaules.
— Ça va. C’est stable, c’est gentil. Mais parfois j’ai l’impression d’être une plante verte qu’on arrose tous les quinze jours. J’ai 63 ans, Sam. J’ai encore envie de me sentir vivante.
Un silence léger.
— Moi j’ai quelqu’un, en ce moment. Chris. On se voit quand je monte à Paris. C’est intense.
Marielle écarquille légèrement les yeux.
— Une femme ?
— Oui. Plus jeune. Très obéissante.
Il laisse planer le mot. Marielle se mordille la lèvre inférieure.
— Obéissante. Ça doit être pratique. Moi je crois que j’aimerais, pour une fois, qu’on me prenne vraiment en main. Sans demander la permission à chaque étape.
Elle se penche légèrement en avant, les coudes sur la tablette. Son décolleté s’ouvre un peu, la naissance de ses seins lourds visible un instant avant qu’elle ne se redresse.
— Quand on bossait ensemble, j’ai toujours eu l’impression que toi, tu savais exactement ce que tu voulais.
Samuel ne répond pas tout de suite. Il la regarde simplement. Le train ralentit dans une courbe. La lumière rasante passe sur le visage de Marielle, sur ses lèvres pleines, sur la petite veine qui bat doucement à sa gorge.
— Peut-être que je n’ai jamais osé te le montrer, dit-il enfin, la voix plus basse.
Marielle sourit lentement.
— Peut-être que tu devrais rattraper le temps perdu.
Le haut-parleur annonce Limoges-Bénédictins. Le compartiment reste désert.
— On a encore quatre heures de trajet, non ? dit-elle d’une voix presque innocente.
Samuel acquiesce. Le soleil descend derrière les vitres.
L’invitation
Le train entre en gare de Paris-Austerlitz dans les lumières du soir.
Marielle se lève la première, lisse sa robe d’un geste lent qui fait glisser le tissu sur ses hanches rondes. Debout dans l’espace étroit entre les sièges, elle est tout près de lui. Samuel sent à nouveau son parfum, plus chaud maintenant après ces heures de trajet, avec cette note animale que les femmes dégagent quand elles ont eu chaud longtemps.
— Ce soir, tu es déjà pris, j’imagine.
— On doit se retrouver vers vingt heures trente. Airbnb dans le 10e.
Elle penche la tête, un éclat malicieux dans les yeux.
— Et si je venais dîner avec vous deux ? J’ai envie de voir à quoi ressemble cette femme qui te fait monter à Paris aussi souvent.
Un silence. Le train s’immobilise. Des bruits de portières dans le couloir.
Samuel la regarde longuement. L’idée traverse comme une décharge discrète : Chris, obéissante, un peu timide — et Marielle, 63 ans de sensualité tranquille, curieuse de tout.
— Le Comptoir Général, quai de Jemmapes. Vingt et une heures trente.
Marielle éclate d’un rire de gorge.
— Parfait. Je prends une douche, je me fais belle. Et je viens voir si ta Chris est aussi sage que tu le dis.
Elle pose une main légère sur son avant-bras, juste deux secondes, assez pour qu’il sente la chaleur de sa paume à travers la chemise.
— À tout à l’heure.
Elle sort dans le couloir, ses hanches ondulant naturellement sous la robe fluide.
Samuel reste une seconde immobile, la valise à la main.
Il sort son téléphone.
Ce soir, surprise. Une ancienne collègue très intéressante nous rejoint au Comptoir à 21 h 30. Tu mettras la petite robe noire. Sans soutien-gorge. Et la culotte blanche, la simple — celle qui devient transparente quand tu mouilles. Sois sage.
Il range le téléphone, descend du train.
La guinguette
Le Comptoir Général est déjà bien rempli mais pas encore bondé. Les guirlandes de guinguette éclairent la terrasse au bord du canal Saint-Martin, palmiers en pots, banquettes en bois brut. La musique est douce, un mélange de rumba et de vieux soul.
Samuel repère Chris immédiatement.
Adossée au bar, une coupe de champagne à la main, dans la petite robe noire qu’il adore : courte, fluide sur les hanches, décolleté qui confirme qu’elle a obéi. Ses cheveux châtains sont lâchés, juste un trait d’eye-liner. Chris est magnifique, un peu intimidée, comme toujours quand elle l’attend en public.
Dès qu’elle le voit, elle pose sa coupe et vient à lui.
Il glisse une main possessive dans son dos, descend jusqu’à la courbe de ses fesses, les empoigne fermement à travers le tissu léger. Chris pousse un petit soupir contre sa bouche quand il l’embrasse. Langues qui se cherchent, elle se colle à lui, le bassin qui ondule imperceptiblement contre le sien.
C’est à ce moment précis que Marielle fait son entrée.
Robe rouge brique cette fois, cintrée à la taille, décolleté généreux qui met en valeur sa poitrine lourde. Escarpins noirs, cheveux lâchés en boucles folles. Elle s’arrête à deux mètres, sourire carnassier, et attend simplement que le baiser se termine.
Samuel détache lentement ses lèvres de Chris, garde une main posée sur sa fesse, et tourne la tête.
— Marielle.
Chris, un peu rouge, se recule d’un demi-pas mais reste contre lui. Son regard glisse rapidement sur la silhouette de Marielle, puis revient à Samuel.
Marielle avance, tend la main à Chris avec une assurance tranquille.
— Alors c’est toi. Enchantée. Moi c’est Marielle — ancienne collègue, et curieuse invétérée.
Samuel les guide vers une petite table à l’écart, entourée de grandes plantes vertes et de lampes tamisées. Une banquette d’angle en bois le long du mur, deux chaises en face. Il s’assoit sur la banquette, Marielle à sa gauche. Il désigne la chaise en face de lui à Chris.
— Comme ça je vous ai toutes les deux sous la main.
Marielle rit doucement. En s’installant, sa jambe effleure celle de Samuel sous la table. Chris, de l’autre côté, pose immédiatement ses deux mains à plat sur la tablette et les regarde tour à tour.
La sangria blanche arrive dans un grand pichet givré.
Marielle se penche légèrement en avant, les avant-bras croisés sur la table, sa poitrine qui se presse contre le tissu de sa robe.
— Alors Chris. Samuel m’a dit que tu étais obéissante. C’est vrai ?
Chris rougit franchement, mais un sourire timide se dessine.
— Ça dépend pour qui.
Marielle éclate d’un rire de gorge.
La sangria passe, les verres se remplissent. Marielle parle avec Samuel : les anciens collègues, les clients chiants, les potins. Voix posée, sourire détaché. Mais rien n’échappe à ses yeux verts.
Chris, en face, sent le besoin viscéral de ramener l’attention sur elle.
Discrètement, elle écarte les genoux sous la table. Sa robe noire, déjà courte, remonte lentement sur sa cuisse quand elle croise et décroise les jambes avec une lenteur calculée. Le tissu glisse jusqu’à dévoiler le tatouage très haut sur l’intérieur de la cuisse droite : une petite flèche, pointe dirigée vers l’entrejambe, avec les initiales S. en lettres fines.
Elle sait que Samuel voit. Elle sait aussi que Marielle voit.
Samuel laisse son regard descendre une demi-seconde, sourit dans son verre sans rien dire.
Marielle pose son menton dans sa main.
— Joli tatouage, Chris. Très suggestif.
— C’est un souvenir, répond-elle d’une voix légèrement rauque.
— Un souvenir… ou une promesse ?
Sous la table, la pointe de l’escarpin de Marielle effleure la cheville de Samuel, remonte doucement le long du mollet. De l’autre côté, la jambe de Chris vient se poser contre la sienne.
Samuel boit une gorgée.
— On arrête de parler boulot ? On est là pour autre chose, non ?
Marielle et Chris échangent un regard — le premier vrai regard entre elles. Curiosité, défi, peut-être autre chose.
Marielle lève son verre.
— À la curiosité.
Chris lève le sien.
— À ce qu’on va découvrir ce soir.
L’ordre discret
Samuel se lève avec un sourire neutre.
— Je reviens dans deux minutes.
Il s’éloigne vers le fond de la terrasse, disparaît dans la foule.
Dans les toilettes, porte fermée, il sort son téléphone.
Quand je reviens, tu iras aux toilettes. Tu baisseras ta culotte, tu prendras une photo bien nette du fond — je veux voir si tu mouilles déjà. Ensuite tu sortiras le plug de ton sac, tu le lécheras bien pour le lubrifier, et tu te l’enfonceras lentement. Tu garderas ta culotte par-dessus. Et tu reviendras t’asseoir comme si de rien n’était. Obéis.
À son retour, Chris a les joues rosies. Elle tient son téléphone posé à plat sur ses cuisses, les doigts crispés dessus. Ses yeux croisent ceux de Samuel une demi-seconde : un mélange de panique délicieuse et d’excitation brute.
Marielle est en train de raconter une anecdote sur un salon à Lyon, totalement absorbée, un bras posé sur le dossier de la banquette.
Samuel se rassied.
— À ton tour d’aller te repoudrer le nez, non ?
Chris déglutit, se lève d’un mouvement un peu trop vif.
— Oui. Je reviens tout de suite.
Elle s’éloigne, sa robe noire qui ondule sur ses fesses, ses talons qui claquent légèrement sur le bois. Marielle la suit du regard, intriguée.
— Elle est adorablement nerveuse, ta petite Chris.
Samuel hausse les épaules.
— Elle aime quand je la sors de sa zone de confort.
Marielle éclate d’un rire bas.
Deux minutes plus tard, le téléphone de Samuel vibre.
Il déverrouille discrètement. La photo : le fond de la culotte blanche, complètement trempé. La tache translucide colle le tissu au centre. En dessous, un message :
C’est fait. Il est bien au fond. Je le sens à chaque pas. Je suis toute ouverte pour toi.
Samuel range le téléphone, lève son verre.
Chris revient. Elle marche plus lentement, plus précautionneusement, les cuisses légèrement serrées. Elle se rassied, croise les jambes, pose ses deux mains à plat sur la table. Ses pupilles sont dilatées, les lèvres entrouvertes.
Marielle lève son verre.
— On trinque à quoi maintenant ?
Chris répond d’une voix un peu rauque, sans quitter Samuel des yeux.
— À ce qui va se passer après le dîner.
Le canal
Le pichet est presque vide.
Samuel regarde les deux femmes tour à tour.
— On est bien ici… mais la terrasse va se remplir. J’ai commandé des sushis qui arrivent dans vingt minutes à l’appart. C’est à cinq minutes, calme, grand canapé. On finit la soirée là-bas ?
Marielle est immédiatement partante.
— Moi je dis oui.
Chris sent exactement ce que signifie on finit la soirée à l’appart quand Samuel prend cette voix posée. Le plug en acier, réchauffé maintenant, appuie au fond de son cul à chaque battement de cœur. Elle serre les cuisses, sent la culotte mouillée coller à sa peau.
— Oui. Pourquoi pas.
Samuel règle l’addition, puis pose une main au creux des reins de chaque femme pour les guider vers la sortie. Marielle accepte le contact avec naturel. Chris tressaille : la paume est juste au-dessus de la naissance de ses fesses, là où le plug est calé. Il appuie très légèrement, juste assez pour qu’elle sente la pression.
Dehors, l’air du canal est doux, tiède. Ils marchent côte à côte sur le quai, Marielle au milieu, Chris un demi-pas derrière. De temps en temps, Samuel ralentit pour laisser Chris le rattraper, et sa main effleure discrètement la courbe de sa fesse — un rappel silencieux.
Marielle parle avec animation. Elle ne voit pas les regards que Samuel et Chris échangent dans son dos.
Devant l’immeuble du 10e, Samuel tape le digicode. L’ascenseur est minuscule pour trois. Il se place derrière elles, et sa main frôle la hanche de Chris quand la cabine démarre.
Il ouvre la porte de l’appartement. Grand salon ouvert, lumière tamisée par deux lampes sur pied, immense canapé d’angle gris anthracite, rideaux mi-clos sur les fenêtres donnant sur le canal.
Marielle entre la première, retire ses escarpins, pousse un petit soupir de plaisir en posant les pieds nus sur le parquet tiède.
— C’est cosy. J’approuve.
Chris reste sur le seuil, sac à main serré contre elle. La porte se referme derrière elle. Samuel passe à côté d’elle, lui effleure la base du dos du bout des doigts, murmure si bas que seule elle peut entendre :
— Tu gardes tout en place jusqu’à ce que je te dise le contraire.
Chris frissonne, acquiesce presque imperceptiblement.
Marielle, déjà vautrée dans le canapé, tapote la place à côté d’elle.
— Viens t’asseoir. On a des choses à se dire avant les sushis.
Le jeu
Les cartons vides sont empilés sur la table basse, les baguettes jetées dedans. L’appartement est plongé dans une lumière douce et dorée. Ça sent le soja, le gingembre — et autre chose, moins nommable.
Marielle, pieds nus repliés sous elle dans le canapé, remplit les trois verres de vin blanc. Elle a retiré sa veste légère ; la robe rouge brique moule maintenant ses formes sans retenue, le décolleté généreux, les bretelles fines qui glissent parfois sur ses épaules rondes.
Elle attrape sur l’étagère un petit dé en bois qu’elle a repéré en arrivant et le fait tourner entre ses doigts.
— On va pas rester là à se regarder dans le blanc des yeux. J’ai une idée.
Elle pose le dé au centre de la table basse.
— Règle simple. Une personne pose une question. On lance le dé. Un ou quatre : Samuel répond. Deux ou cinq : moi. Trois ou six : Chris. Et on ne sait jamais sur qui ça tombe.
Chris, assise en tailleur sur le tapis moelleux, la robe noire remontée haut sur ses cuisses, sent son ventre se nouer. Le plug pèse dans son cul à chaque respiration.
Samuel, adossé dans le canapé, un bras étendu sur le dossier derrière Marielle, acquiesce lentement.
— Qui commence ?
Marielle lève la main.
— Moi.
Elle se penche en avant, ses seins qui se pressent contre le tissu de sa robe.
— Question : quel est le dernier message coquin que vous avez envoyé ou reçu, et à qui ?
Elle lance le dé.
Il s’arrête sur un 3.
Chris.
Elle rougit, mord sa lèvre. Le plug bouge imperceptiblement quand elle change de position.
Marielle sourit.
— À toi, petite.
Chris baisse les yeux une seconde, puis relève la tête et regarde Samuel droit dans les yeux.
— Le dernier message que j’ai reçu, c’était ce soir. De Samuel. Il me disait de prendre une photo du fond de ma culotte pour lui montrer si je mouillais déjà. Et ensuite de mettre le plug que j’ai là, maintenant.
Un silence.
Marielle écarquille les yeux, puis éclate d’un rire franc, presque admiratif.
— Putain, Samuel. T’as pas perdu la main.
Samuel sourit dans son verre, ne dit rien.
Chris attrape le dé.
— À moi. Quel est le truc le plus sale que vous avez déjà fait… ou que vous rêvez de faire avec quelqu’un dans cette pièce ce soir ?
Elle lance.
Il s’arrête sur 2.
Marielle.
Elle se passe lentement la langue sur les lèvres, regarde Samuel, puis Chris, puis de nouveau Samuel. Elle se redresse un peu, la robe qui remonte sur sa cuisse généreuse.
— Le truc le plus sale que je rêve de faire ce soir. Je crois que j’aimerais qu’on me prenne en levrette, lentement au début, en me tenant bien par les hanches. Et qu’on me finisse dans le cul, pour la première fois de ma vie. Sans capote. Juste sentir tout couler chaud dedans après.
Elle dit ça calmement, la voix légèrement plus grave, les pupilles dilatées.
Chris déglutit. Le plug semble soudain peser davantage.
Marielle tend le dé à Samuel.
— À toi.
Samuel le fait tourner lentement dans sa paume. Il regarde les deux femmes : Marielle, les joues rosies par le vin, sa robe qui a glissé sur une épaule ; Chris, toujours en tailleur sur le tapis, les cuisses serrées.
— Décris exactement ce que tu ressens là, tout de suite, entre tes jambes. Et ce que tu as envie qu’on te fasse pour que ça devienne encore plus intense.
Il lance.
Il s’arrête sur 3.
Chris.
Un petit gémissement étouffé. Ses mains tremblent légèrement. Le plug appuie plus fort quand elle se redresse, et une nouvelle vague de chaleur inonde le fond de sa culotte.
— Entre mes jambes, je suis trempée. La culotte est collante, la tache doit être énorme. Ma chatte palpite, elle est gonflée, ouverte. Et à chaque fois que je bouge, le plug me rappelle qu’il est là. Ça me donne envie que quelqu’un joue avec. Que tu le tournes lentement, que tu le sortes et le rentres pendant que tu me caresses par-dessus la culotte. Ou que tu me doigtes les deux trous en même temps jusqu’à ce que je jouisse.
Un silence brûlant.
Marielle se mord la lèvre, les seins qui se soulèvent plus vite.
— T’es pas si timide que ça, finalement.
Chris attrape le dé.
— Si tu pouvais toucher ou lécher une partie du corps de l’une des deux personnes ici, tout de suite, ce serait quoi, et comment tu le ferais ?
Elle lance.
Il s’arrête sur 2.
Marielle.
— Facile. Je voudrais toucher la chatte de Chris, là, tout de suite. Passer ma main sous sa robe, écarter sa culotte mouillée sur le côté, et glisser deux doigts bien profondément dedans pendant que je regarde Samuel dans les yeux. Les faire aller et venir lentement pour sentir comme elle est chaude et visqueuse. Et lécher mes doigts après, pour goûter.
Chris gémit doucement, se tortille sur place. Une goutte de mouille coule le long de sa cuisse intérieure.
Question ou gage
Marielle lève son verre avec un sourire diabolique.
— On va corser. À partir de maintenant, celui qui pose peut choisir : une question, comme avant, ou un gage. Du concret, du physique, du direct. Mais on annonce avant de lancer. On ne sait donc jamais sur qui ça va tomber.
Chris frissonne visiblement. Samuel hoche la tête.
— Je commence. Un gage.
Il regarde les deux femmes tour à tour.
— La personne désignée se lève, vient se placer devant moi, écarte les jambes, et me laisse passer ma main sous sa robe pendant trente secondes exactement. Je touche ce que je veux, comme je veux. Pas de retrait, pas de protestation.
Marielle pousse un souffle admiratif. Chris serre les cuisses.
Samuel lance le dé.
Il s’arrête sur 6.
Chris.
Elle reste figée une demi-seconde, la bouche entrouverte. Puis elle se lève lentement, marche les trois pas qui la séparent de Samuel. Elle s’arrête debout entre ses genoux écartés.
Samuel pose ses deux mains sur ses hanches, la fait pivoter doucement pour qu’elle lui tourne le dos — face à Marielle qui observe.
— Écarte les jambes.
Elle obéit.
Il remonte lentement la robe noire sur ses cuisses fines, découvre la culotte blanche trempée, collée à la peau, la tache énorme au fond devenue presque translucide. Il passe un pouce sur le tissu, appuie légèrement sur le bijou rose du plug qui dépasse entre ses fesses.
Chris gémit, vacille un peu.
Marielle, sur le canapé, a la main posée sur sa propre cuisse, les doigts qui serrent fort.
Samuel glisse sa main droite entre les jambes de Chris par-devant : il écarte la culotte mouillée sur le côté, effleure sa chatte toute gonflée et dégoulinante. Deux doigts glissent sans effort dans sa fente brûlante, font un aller-retour lent, puis tournent autour de son clitoris durci. De l’autre main, il attrape le bijou du plug et le fait tourner doucement — juste assez pour qu’elle sente le métal bouger au fond de son cul.
Chris gémit plus fort, les genoux qui fléchissent.
— Trente secondes.
Il retire ses doigts au bout du temps exact, les porte à sa bouche, les lèche lentement sous le regard des deux femmes.
— Tu peux te rasseoir.
Chris revient s’asseoir sur le tapis, les jambes tremblantes, la culotte de travers, la respiration courte. Marielle a les pupilles dilatées, la poitrine qui monte et descend vite.
Elle attrape le dé d’une main fébrile.
— À moi. Un gage.
Elle se lèche les lèvres.
— La personne désignée embrasse l’autre femme de la pièce. Vraiment. Langue, mains, dix secondes minimum.
Elle lance le dé.
Il s’arrête sur 4.
Samuel.
Marielle éclate d’un rire ravi.
— Ah non. Si c’est Samuel qui est désigné… c’est moi qui profite.
Elle se lève d’un bond souple, s’approche de Chris, lui tend la main.
— Viens là.
Chris se laisse relever, un peu sonnée. Marielle l’attire contre elle, une main dans ses cheveux, l’autre au creux de ses reins. Et elle l’embrasse — un vrai baiser, bouches ouvertes, langues qui se cherchent, se goûtent. Marielle gémit doucement dans la bouche de Chris, serre son corps menu contre ses formes généreuses. Chris, surprise au début, répond avec une fougue inattendue.
Dix… quinze… vingt secondes.
Elles finissent essoufflées, lèvres gonflées, un filet de salive entre elles.
Marielle recule d’un pas, regarde Samuel.
— À toi. Et cette fois, fais-nous vraiment peur.
Samuel se lève lentement du canapé.
— Un gage.
Il laisse planer deux secondes.
— La personne désignée se met à quatre pattes sur le canapé, cul en l’air, robe et culotte baissées jusqu’aux genoux. Elle reste parfaitement immobile pendant que les deux autres font ce qu’ils veulent à son cul et à sa chatte pendant une minute entière. Lécher, doigter, claquer, caresser, tourner un plug — tout est autorisé. Interdiction de jouir avant la fin de la minute.
Marielle pousse un souffle rauque. Chris a la main crispée entre ses cuisses.
Samuel lance le dé.
Il s’arrête sur 2.
Marielle.
Elle éclate d’un rire nerveux, presque libérateur.
— Vous m’avez eue.
Elle se lève, retire ses escarpins d’un coup de pied, remonte lentement sa robe rouge sur ses hanches généreuses, dévoile une petite culotte en dentelle noire déjà trempée au fond. Elle la baisse jusqu’à mi-cuisses, se met à quatre pattes sur le canapé, le dos cambré, son gros cul rond et blanc offert, la chatte soigneusement entretenue bien visible entre ses lèvres gonflées et luisantes.
Samuel active le chronomètre de son téléphone.
— On commence.
Il pose une main ferme sur la fesse gauche de Marielle, écarte, crache directement sur son anus, puis enfonce lentement son index jusqu’à la première phalange. Chris, tremblante, se penche et passe sa langue plate sur la fente trempée de Marielle, du clitoris jusqu’au périnée.
Marielle gémit fort, pousse son cul en arrière.
Samuel enfonce un deuxième doigt, tourne, écarte. Chris glisse deux doigts dans la chatte poilue, les ressort couverts de mouille blanchâtre, les lèche, replonge. Samuel claque violemment la fesse droite — la marque rouge apparaît instantanément —, puis remet deux doigts plus profond. Chris aspire le clitoris de Marielle entre ses lèvres, enfonce trois doigts dans la chatte dégoulinante.
Marielle tremble, halète.
— Plus fort… putain…
À cinquante-huit secondes, son corps se tend comme un arc.
Le bip retentit.
Samuel retire ses doigts d’un coup. Chris se redresse, la bouche luisante. Marielle reste à quatre pattes, le cul béant, la chatte qui palpite, une traînée de mouille qui coule sur sa cuisse.
Elle tourne la tête, la voix cassée.
— C’était une minute ?
Elle se redresse lentement, la culotte toujours aux genoux, attrape le dé d’une main tremblante.
— À moi. Et là je veux du lourd.
Elle regarde Samuel, puis Chris, son sourire carnassier.
— Gage. La personne désignée choisit l’un des deux autres et le supplie à genoux de la baiser dans la position de son choix, tout de suite, jusqu’à ce qu’elle jouisse.
Elle lance le dé.
Il s’arrête sur 3.
Chris.
Marielle ricane doucement.
— À toi de supplier, petite.
Chris se lève, les jambes en coton. Elle regarde Samuel, puis Marielle, puis de nouveau Samuel.
Elle tombe à genoux devant lui.
— Samuel. S’il te plaît. Baise-moi. Enlève-moi ce plug et prends-moi le cul, ou la chatte, comme tu veux. Remplis-moi. Je t’en supplie.
Le cul de Chris
Samuel ne dit pas un mot.
Il se lève, déboutonne lentement sa chemise, la laisse tomber sur le canapé. Son regard est fixe, posé, animal.
Chris reste à genoux, tremblante, la robe noire remontée sur sa taille, la culotte blanche trempée et de travers.
Il l’attrape par les cheveux — pas brutalement, mais fermement — et la force à se pencher en avant sur l’accoudoir du canapé, cul en l’air, juste à côté de Marielle qui s’est rassise, jambes écartées, la main déjà glissée sous sa robe.
— Tiens-toi aux coussins.
Chris obéit.
Il descend sa braguette, écarte la culotte de Chris sur le côté, attrape le bijou rose du plug, le retire lentement. Un bruit humide, suivi d’un gémissement rauque de Chris quand son trou reste béant, rose et luisant de salive.
Marielle, à trente centimètres, a relevé sa robe jusqu’à la taille, culotte noire baissée aux chevilles. Elle se caresse : deux doigts qui plongent dans sa chatte poilue dégoulinante, le pouce qui tourne sur son clitoris gonflé. Ses yeux ne quittent pas la scène.
Il pensa : ce trou qui s’ouvre encore, qui attend, qui a été préparé pour ça depuis deux heures.
Samuel pose son gland contre l’anus encore ouvert de Chris, pousse d’un seul mouvement. La moitié de sa queue disparaît dans le cul serré et chaud. Chris hurle de plaisir, les ongles enfoncés dans le canapé.
— Putain… oui… remplis-moi…
Il s’enfonce jusqu’au fond, les couilles plaquées contre sa chatte trempée. Puis il commence, lentement d’abord, en longues poussées profondes, puis plus vite, plus fort. Chaque coup fait claquer ses hanches contre les fesses de Chris. Le bruit humide résonne dans le salon.
Marielle gémit en cadence, accélère sur sa chatte. Elle tend une main libre, attrape un sein de Chris à travers la robe, pince le téton dur.
Chris a la bouche ouverte.
— Je vais jouir… Samuel… je vais…
Il attrape ses hanches à deux mains, tire violemment en arrière à chaque coup.
— Jouis sur ma queue.
Chris explose. Son corps se raidit, son trou se contracte en vagues autour de sa queue, une giclée de cyprine jaillit entre ses cuisses, trempe le canapé.
Samuel continue encore quelques secondes, puis se retire d’un coup. Il éjacule en longues giclées blanches directement sur le trou béant de Chris, puis sur sa chatte, sa culotte, ses fesses.
Marielle, emportée par le spectacle, jouit à son tour en poussant un long gémissement rauque, les doigts enfoncés jusqu’au fond, la mouille qui coule sur le canapé.
Un silence lourd, haletant.
Samuel s’assoit. Chris reste pantelante sur l’accoudoir, le cul ouvert et dégoulinant.
Marielle retire ses doigts, les porte lentement à sa bouche, lèche chaque phalange en regardant Samuel.
— À qui le tour ?